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Parti du Congrès Nationaliste. Les disciples de Gandhi

Le Parti du Congrès Nationaliste se définit comme progressiste, promouvant « la démocratie, la laïcité, l’équité, la justice sociale et le fédéralisme » et se veut héritier des pères de la nation comme Gandhi ou Jawaharlal Nehru. Au pouvoir dans l’État du Maharashtra, il tente de reconquérir la mairie de Mumbai.

Prakash BinsaleEn désaccord avec la candidature de Sonia Gandhi à la tête du pays, en raison de ses origines italiennes, Sharad Pawar, P.A. Sangma et Tariq Anwar, sont exclus en 1999 du parti du Congrès (Indian National Congress ou Congress Party), la plus ancienne formation politique de l’Inde toujours active.
En mai 1999, les trois hommes fondent une nouvelle formation, le Parti du Congrès Nationaliste (NCP – National Congress Party). « De toute façon, ils questionnaient depuis un certain temps le style dynastique et autoritaire du fonctionnement du parti », raconte Prakash Binsale, cadre du NCP.

Le parti du congrès est fondé en 1 885

Le parti du Congrès, dont est issu le NCP, est fondé en 1 885 avec pour objectif de trouver une place dans le gouvernement de l’Inde pour des Indiens ayant reçu l’éducation nécessaire, sans remettre en cause la présence anglaise sur le sol indien. Plus tard, ses exigences deviendront plus radicales et le parti jouera un rôle majeur dans le mouvement pour l’indépendance. Mais contrairement au souhait de Gandhi, le parti survivra à la lutte pour l’indépendance et dominera une grande part de la vie politique d’après 1 947. Pourtant, terni par de nombreuses affaires de corruption, le parti voit se détacher de nombreux groupes qui créent toute une galaxie de petites formations comportant « Congress » dans leur nom. « Il n’y a pas de différences idéologiques entre le NCP et le parti du Congrès. Mais dans le fonctionnement, nous sommes plus attachés à la démocratie interne », explique Prakash Binsale.

Le Shiv Sena a dirigé la ville pendant les 10 dernières années sans rien faire de significatif

En 1998-2004, alors que le BJP (parti hindou) est au pouvoir en Inde, le Congrès, allié au NCP, est la principale force d’opposition au gouvernement central, tout en détenant le pouvoir dans une grande partie des États de l’union. Finalement, en mai 2004, les alliés remportent les élections. L’alliance Congrès-NCP passe également à la tête de l’état du Maharashtra. « Notre priorité est de répondre aux attentes de la population, de faire de Mumbai une cité internationale selon des standards modernes, avec de bonnes infrastructures », énonce Prakash Binsale. La situation du pays ? « L’Inde va bien. Malgré différents problèmes, notre économie fonctionne. » Concernant l’actuelle politique du parti du Congrès, « il y a toujours de la place pour l’amélioration », commente en fin diplomate le responsable.

Parmi les principes fondateurs du NCP, se trouve la lutte contre le fondamentalisme. L’adversaire est tout trouvé et personne ne doute de la victoire aux prochaines élections municipales : « Si aujourd’hui Mumbai est dirigé par la coalition Shiv Sena-BJP, c’est uniquement la faute à un non-regroupement de nos forces à l’époque », expliquent différents responsables. Le NCP souhaite « maintenir l’unité et l’intégrité de l’Inde en renforçant le fédéralisme et la décentralisation des pouvoirs au niveau des villages. » À l’heure des tendances séparatistes, des tensions communautaires et des attentats, le NCP aura besoin de toutes les « grandes âmes » disponibles car la tâche s’annonce des plus difficiles. 

> Article dans le magazine TEM Bombay, p26-27 (PDF)

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Repères

Institutions et partis

L’Inde est une République fédérale, composée de 28 États et 7 territoires. Elle a obtenu son indépendance du Royaume-Uni en 1947 et fête tous les 26 janvier la proclamation de la République (1 950).
Le pays est présidé par un chef de l’État élu pour cinq ans par le parlement, secondé par un vice-président qui est, de droit, président de la Rajya Sabha, la chambre haute du Parlement. Il est élu par un collège composé de membres des deux assemblées. Mais c’est le Premier ministre qui exerce véritablement le pouvoir. Il est choisi au sein du parti arrivé en tête aux élections législatives.

Les deux principaux partis sont le Bharatiya Janata Party (BJP, le Parti du peuple indien, nationaliste hindouiste) et le parti du Congrès national indien (ou parti du Congrès). Afin de former une majorité, des coalitions sont souvent nécessaires avec d’autres partis représentés au Parlement. Parmi les principaux, on compte deux grands partis communistes (dont l’un se présentant comme marxiste), de nombreux partis régionaux ou régionalistes, ainsi que des mouvements extrémistes hindouistes anti-musulmans, comme le Shiv Shena, le Conseil mondial hindou (VHP), le Corps national des volontaires (RSS).

À noter : Abdul Kalam, président de l’Inde élu le 26 juillet 2002, est musulman tandis que Manmohan Singh désigné premier ministre le 22 mai 2004 est sikh.

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2 Responses

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